Nightmare*
Tellement de choses restent à faire, les échéances me rattrapent, je suis molle, avec une moue de tension usée, un temps inactif pendant lequel les pieds immortels courent toujours.
La crème monte et je ne fais rien pour l’arrêter… elle est si douce et si gourmande de mes chairs, sangsue de ma propre sphère. Certains jours, quelqu’un entre dans cette baignoire pour épicer notre goût en bouche de ses clous de girofle. Je l’ai vu lui aussi, ses lèvres sur les miennes pour me voler le dernier fruit de mes réserves, un précieux mets qui se mange en chaleur. Je l’en empêche encore, il décide de battre en retraite, sage,
Je le suivais d’un oeil jusqu’à ce qu’un amas de parasites viennent se prendre dans le filet de mon espoir que j’avais caché/laissé mûrir la haut. Ils m’ont perturbée, réveillée dans mon illusion si confortable.
Il faut reprendre ses esprits avant de perdre le contrôle dans cette baignoire, où je ne suis plus tout à fait seule.














